mardi 25 juin 2013

Aurait-on assassiné le journaliste Michael Hastings? (MAJ 26/06)


(MAJ 26/06)
Alors même que ce journaliste, chercheur de vérité, s'opposait clairement à la politique d'Obama et aux abus de ses services de renseignements, il est décédé la semaine dernière dans des circonstances tout à fait étranges. On peut constater qu'il y a vraiment des incohérences et interrogations qui sautent aux yeux suite à cet événement:


- D'après la version officielle, la voiture d'Hastings s'est crashée toute seule contre un arbre semblerait-il. Il n'y avait aucun autre véhicule impliqué dans cet accident intervenu en pleine zone urbaine et avec une Mercedes qui plus est. Qui peut croire qu'un tel véhicule peut prendre intégralement feu parce qu'il a percuté un arbre sur une route limitée à 50KM/H? Ce type de véhicule est fait pour encaisser des chocs violents sans exploser.


- Un témoin indique qu'il a entendu comme une détonation de bombe lors de l'accident.



- Le véhicule aurait intégralement explosé, au point que l'on retrouve son moteur environ 50 mètres plus loin d'après un témoin. La voiture est d’ailleurs complètement calcinée.


- Cet article du dailyneews indique qu'il a déjà reçu de nombreuse menaces de mort. Il indique dans son livre qu'un membre du staff du général McChrystal lui aurait dit un jour:

"Nous allons vous traquer et vous tuer si nous n'aimons pas ce que vous écrivez". Hastings aurait répondu: « Eh bien, je reçois des menaces de mort comme celles là là tout les ans, donc pas de soucis."



- Après l'explosion, on constate que l'arbre n'a pas pris feu et qu'il est presque intact, à part l'endroit supposé de l'impact.




- L'incendie montre pourtant un incendie massif du véhicule. Un incendie qui n'a pas l'air très naturel d'ailleurs. Je ne suis pas expert en incendie mais les flammes sont énormes, de couleur jaune alors qu'elles devraient être plutôt orange et réagissent bizarrement. On dirait presque des flammes pyrotechniques, c'est très curieux. A gauche, la voiture de Hastings, à droite un autre incendie de véhicule. Sur toutes les vidéos d'incendies que j'ai pu voir aucune ne ressemblaient à cela.




- Lorsque les pompiers arrivent, le véhicule brûle toujours d'un feu vif pourtant, on voit dans cette vidéo deux pompiers à peine à 2, 3 mètres de la voiture sans être le moins du monde incommodés. 





A ce stade, l'hypothèse d'un accident est très peu probable. Les incohérences laissent penser à trois théories complètement différentes. L'une serait que le contrôle du véhicule ait été pris à distance pour se crasher dans un arbre (c'est possible, un article du Times d'il y a deux ans en parle), il suffirait alors qu'une bombe placée dans le véhicule finisse le travail (d'ou l'expulsion du bloc moteur aussi loin ce qui est impensable dans un crash pareil...même avec une bombe, 50 mètres pour un objet aussi gros, c'est plutôt étonnant.). ça reste une théorie mais qui est tout à fait faisable pour les hautes sphères du pouvoir, qui permettait de se débarrasser d'un journaliste trop zélé à leur goût tout en faisant passer cela pour un accident banal.

L'autre possibilité serait qu'il s'agisse d'une mise en scène dans le but de faire disparaître (volontairement ou non) le journaliste. Une dernière serait une attaque par drone. Cela demandera une investigation plus poussée pour démêler le vrai du faux dans cette affaire. Ce qui est sûr c'est que la version officielle est une fois encore fausse et que la presse libre et engagée n'a pas de beaux de jours devant elle. 

Apparemment, ce genres de morts suspectes arrivent souvent aux Etat-Unis. En Mars 2012, Andrew Breitbart était décédé d'une soit disant crise cardiaque quelques heures avant de divulguer une vidéo qui aurait compromis la campagne électorale d'Obama. En décembre 2004, le journaliste d'investigation Gary Webb est décédé de deux balles dans la tête alors qu'il avait exposé la CIA comme étant mêlé au trafic de drogue. Ce ne sont que quelques exemples, la liste est longue.



Slate:
"Les hommages n'en finissent pas sur les sites de Rolling Stone et de Buzzfeed, les deux publications pour lesquelles le journaliste américain Michael Hastings travaillait. Le journaliste de 33 ans est mort dans un accident de voiture dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 juin à Los Angeles. Depuis, les théories du complot foisonnent sur Internet, alimentée par un message posté sur le fil Twitter de Wikileaks qui affirme que le journaliste aurait contacté l'avocate de Wikileaks quelques heures avant l'accident pour lui dire que le FBI enquêtait sur lui:

Michael Hastings contacted WikiLeaks lawyer Jennifer Robinson just a few hours before he died, saying that the FBI was investigating him.


Ses relations avec les autorités américaines n'étaient en effet pas des meilleures. En 2010, il publie dans le magazine Rolling Stone son interview la plus célèbre, celle du général McChrystal, alors chef militaire de l'Otan en Afghanistan, qui conduira à la démission forcée de ce dernier (et son remplacement par David Petraeus).
Deux ans plus tard, il publie le livre The Operators: The Wild and Terrifying Inside Story of America's War in Afghanistan qui s'appuie également sur ce qu'il a observé en voyageant avec le général McChrystal et son équipe. Il observe ensuite la campagne présidentielle de 2012 et publie Panic 2012: The Sublime and Terrifying Inside Story of Obama's Final Campaigntrès critique vis-à-vis d'Obama. 
Il avait par ailleurs publié dans les pages de Rolling Stone une interview-fleuve de Julian Assange, une enquête sur la guerre des drones ainsi que sur des opérations illicites de manipulation conduites par l'armée pour influencer les sénateurs américains afin qu'ils fournissent plus de moyens financiers et humains à l'armée.
Michael Hastings était connu pour sa défiance envers le pouvoir politique et son ton irrévérencieux. En 2012, il publiait sur Buzzfeed ses échanges avec le conseiller d'Hillary Clinton, Philippe Reines, au cours desquels ce dernier lui demanda:
«Pourquoi vous fatiguez-vous à poser des questions auxquelles vous avez déjà décidé que vous connaissiez la réponse?»
Ce à quoi Michael Hastings répondit:
 «Pourquoi vous ne donnez pas des réponses qui ne sont pas du baratin pour changer?»
Ses collègues saluent d'ailleurs sa détermination à mener des enquêtes de fond. Dans une interview en 2012 (vidéo en anglais), il expliquait son départ du magazine Newsweek par sa volonté de révéler la vérité:
 «Je pense qu'il n'y a qu'un certain niveau de vérité que l'on peut transmettre dans ce genre de magazine et il faut aller autre part si on veut vraiment aller au coeur des choses.»

Dans un hommage publié sur Buzzfeed, Ben Smith décrit ainsi son collègue:
«Les racines journalistiques de Michael étaient dans les années 1970, dans des journalistes gonzo tels que Hunter S. Thompson qui se jetaient corps et âme dans des enquêtes, et souvent en ressortaient blessés.»
Au moment de sa mort, il travaillait sur la plainte déposée par Jill Kelley contre le Département de la Défense et le FBI pour avoir divulgué des informations confidentielles dans le cadre de l'affaire Petraeusselon le Los Angeles Times." 

"Vendredi 21 juin, un nouvel élément troublant s’est rajouté à l’affaire: Michael Hastings a écrit un email à ses collègues quelques heures avant de mourir dans lequel il disait que ses «amis proches et ses associés»se faisaient interroger par le FBI et qu’il allait «disparaître des radars quelques temps».
Le journaliste y écrivait aussi qu’il était «sur un gros coup» selon la chaîne de télévision KTLA, qui a publié une copie du mail envoyé par Hastings lundi 17 juin vers 13h.  


Michael Hastings est mort vers 16h30 mardi matin dans un accident de voiture n’impliquant que son véhicule, qui a fini calciné. Le sergent Joseph Biggs, qui a connu Hastings en Afghanistan, a fourni une copie de l’email à la chaîne de télévision.
Joseph Biggs, qui était en copie cachée de l’email, a déclaré:
«Ça m’a beaucoup inquiété. Je me suis simplement dit que cela ne lui ressemblait pas. Je ne sais pas, j’avais juste cette impression et cela m’a vraiment tracassé.»
Le FBI a affirmé qu’Hastings, dont le plus grand fait d’armes était son interview en 2010 du général McChrystal, alors chef militaire de l'Otan en Afghanistan, qui a conduit à la démission forcée de ce dernier (et son remplacement par David Petraeus), ne faisait l’objet d’aucune enquête.
Voici l’email entier, dont le sujet était «Enquête du FBI, re: NSA»:
«Hey [effacé] le FBI interroge mes amis proches et associés. Peut-être que si les autorités arrivent au "Buzzfeed GQ", euh HQ [Pour Headquarters, le siège de l'entreprise en français], il serait sage de demander immédiatement un avocat avant toute conversation ou interview sur nos pratiques de collecte d’information ou d’autres questions liées au journalisme.
Aussi: je suis sur un gros coup, et je dois disparaître des radars pendant quelques temps.
Cordialement, et j’espère vous voir tous bientôt.
Michael»"

Sources:


2 commentaires:

  1. Son travaille était de trouver la vérité et informer les gens.Condeleances a sa famille RIP

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  2. S'il s'avère que des explosifs auraient été placés sur sa voiture pour les faire exploser dans un endroit où il n'y aurait pas grand monde, ou un truc du genre que sais-je, avec cette hypothèse du coup monté, alors les gars ce sont surtout tiré une balle dans le pied !
    Parce que ceux qui laissaient ce journaliste travailler dans son coin, vont maintenant s'y mettre aussi en se rendant compte qu'il y a quelque chose d'effectivement très gros que l'on essaye de cacher coûte que coûte.
    Les menaces de mort, ce "danger" est de toute manière à tous les coins de rue... Ce qui importe c'est de quitter cette vie la tête haute et le coeur pur !

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