dimanche 1 septembre 2013

Armes chimiques en Syrie : Washington et Paris avancent leurs preuves (si on peut appeler ça des preuves...)


Encore une fois, nous avons le droit à de l'inconsistance voir du réchauffé dès qu'ils s'agit de preuves impliquant le régime syrien. Inconsistance car affirmer que le fait que le régime syrien détienne des armes chimiques est une preuve qu'elle les a utilisé est complètement ridicule (au passage, les américains avaient aussi des preuves d'armes de destructions massives en Irak soit disant et on a pu constater après coup que ces supposées preuves provenaient d'une thèse d'un étudiant, ils ne s'étaient pas foulés: au final rien bien sur). 

Inconsistance car déclarer que des échantillons de cheveux et de sang prouvent l'utilisation de gaz sarin n'indique en rien qui est l'auteur des tirs. Résultat: toujours aucunes preuves tangibles et les Etats-Unis et la France peine à en trouver il faut croire. Si ce genre de preuves suffit à partir en guerre c'est vraiment du grand n'importe quoi. En attendant, Hollande doit se mordre les doigts de s'être lancé dans l'aventure. Prendra-t-il le risque d'être le seul à partir en guerre sans consulter le parlement? Quelle sinistre vision de la France nous donnons aux yeux du monde... 

Un enquêteur de l'ONU sur les lieux d'une attaque à l'arme chimique, le 28 août.


Le Monde:

"Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a assuré dimanche 1er septembre que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l'utilisation de gaz sarin dans l'attaque chimique du 21 août attribuée par Washington au régime de Bachar Al-Assad.

"Des échantillons de cheveux et sanguins se sont révélés positifs à des traces de gaz sarin", a déclaré sur la chaîne NBC le secrétaire d'Etat, évoquant "un développement très important dont nous avons pris connaissance dans les dernières vingt-quatre heures, grâce à des échantillons des premiers secours dans l'est de Damas fournis aux Etats-Unis et qui ont désormais été testés".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si les échantillons avaient été prélevés sur le personnel des premiers secours, ou grâce à eux. "Nous savons d'où est venue cette attaque. Nous savons exactement où elle s'est produit. Nous savons exactement ce qu'il s'est passé après", a-t-il également répété, autant d'éléments qui étaient déjà dans le rapport du renseignement américain rendu public jeudi. John Kerry avait alors évoqué un bilan d'au moins 1 429 morts dont 426 enfants.


UN ARSENAL D'ARMES CHIMIQUES DÉPASSANT LES 1 000 TONNES

De son côté, le gouvernement français a annoncé dimanche qu'il allait prochainement déclassifier une note des renseignements sur l'arsenal chimique syrien, dont le contenu a été dévoilé par Le Journal du Dimanche. Il a précisé l'exactitude des citations de la note publiées par le journal.


Ce "document de quatre pages" indique que les services de renseignement français auraient eux aussi des preuves de l'attaque chimique du 21 août. Il s'agirait d'une "synthèse établie par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et la DRM (Direction du renseignement militaire)". Avec cette série de documents, il s'agirait de convaincre l'opinion publique française et internationale que la France s'apprête à sanctionner cette atteinte aux lois internationales.

Une partie de ce document détaille le programme d'armement chimique syrien,"l'un des stocks opérationnels les plus importants au monde" qui dépasserait les 1 000 tonnes d'agents chimiques. L'arsenal se compose, selon Le JDD, de"plusieurs centaines de tonnes d'ypérite stockées sous forme finale, plusieurs dizaines de tonnes de VX, le plus toxique des agents de guerre chimique connus, et plusieurs centaines de tonnes de gaz sarin". La Syrie n'étant pas signataire de la convention sur l'interdiction des armes chimiques de 1993, aucune destruction de ce stock n'est prévue.

Sur l'attaque du 21 août, les renseignements français indiquent dans cette note que le régime de Bachar Al-Assad a voulu "changer d'échelle" et "instaurer la terreur". Les services français assurent en outre que le régime a tout fait dès le lendemain pour effacer les preuves de cette attaque en lançant de multiples attaques d'artillerie.

A la fin du mois de mai, Le Monde avait rapporté une attaque chimique sur le front de Jobar, à l'entrée de la capitale syrienne. Un mois plus tard, le résultat desanalyses des échantillons que des reporters du Monde avaient recueillis en Syrie et acheminés hors du pays confirmaient l'utilisation de sarin par les forces gouvernementales syriennes au cours des mois d'avril et de mai sur les lignes de front de Jobar et de la Ghouta."



Source:

Le monde

Publié par Fawkes News


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