dimanche 20 juillet 2014

Washington utilise la chute de l’avion de Malaysian Airlines en Ukraine pour menacer la Russie

Comme toujours dans ces cas là, la question à se poser est: à qui profite le crime? Fawkes
Avant qu’aucune enquête n’ait été effectuée, des politiciens en vue et des organes médiatiques américains se sont emparés du terrible crash, de l’avion de Malyasian Airline dans l’est de l’Ukraine le 17 juillet, qui a coûté la vie à 295 personnes, pour accentuer les menaces vis-à-vis de la Russie, créant le risque d’une guerre ouverte avec cette dernière.
L’épave du Vol MH 17 se trouve dispersée sur une zone d’environ 15 kilomètres dans une région contrôlée par les milices pro russes qui combattent le régime de Kiev appuyé par l’Occident. Des experts de la sécurité aérienne ont expliqué que le crash pouvait être du à une panne mécanique, à une bombe se trouvant à bord de l’avion ou au fait que l’avion ait été abattu en vol.

Moins d’une heure après le crash cependant, avant même que les dimensions et l’endroit exact de la zone où s’est écrasé l’avion n’aient été connus, des politiciens américains de premier plan, des organes médiatiques américains et le régime fantoche de Kiev insistaient pour dire que la Russie et ses alliés en Ukraine orientale avaient abattu l’avion à l’aide d’un missile BUK. Un responsable du ministère de l’Intérieur ukrainien, Anton Gerashchenko, dit auWall Street Journal: « Ils ont de toute évidence pensé qu’ils tiraient sur un avion militaire. Ce sont eux qui ont fait cela. »
Les agences américaines de renseignement ont également affirmé que l’avion avait été abattu par un missile, citant des donnés satellites, mais sans dire qui avait tiré le missile. Ni Kiev ni Washington n’ont présenté de preuves comme des images satellites, des données radar ou des témoignages de témoins oculaires pour soutenir leurs allégations.
Le premier ministre malaisien, Najib Razak pour le pays duquel c’est la deuxième catastrophe aérienne cette année après la disparition de 239 personnes à bord du vol MH 370 de Kuala Lumpur à Beijing, a demandé à ce que l’enquête se poursuive. Il a dit : « Les autorité ukrainiennes pensent que l’avion a été abattu. Mais il est encore trop tôt pour que la Malaisie soit capable de confirmer la cause de cette tragédie… S’il transpirait que l’avion a effectivement été abattu, nous insisterions pour que les auteurs soient rapidement traduits en justice. »
Si le vol MH17 a été abattu par une batterie de missiles BUK – un système développé à l’époque soviétique et utilisé tant par l’armée russe (250 unités) et l’armée ukrainienne (60 unités), il existe trois possibilités quant à ceux qui l’ont abattu. Cela a pu être le régime de Kiev ou les diverses milices d’extrême droite qui luttent aux côtés de ses forces armées, des séparatistes pro russes ukrainiens ou les forces armées russes elles-mêmes.
Les médias russes ont rapporté mercredi 16 juillet que Kiev avait déployé des batteries de missiles anti-aériens aux alentours de la ville de Donetsk, la plus grande ville tenue par les milices pro russes. Depuis là, des systèmes avancés de missiles comme les BUK ou les S-300 auraient pu abattre un avion dans la région.
Moscou ou des milices séparatistes d’Ukraine orientale auraient également pu atteindre l’avion au moyen de missiles BUK et avec l’assistance technique de l’armée russe. Les forces séparatistes d’Ukraine orientale ont, comme il a été rapporté, saisi des batteries de missiles BUK quand elles ont capturé une base militaire ukrainienne au début de la semaine dernière et ont affirmé avoir abattu un avion ukrainien peu avant que le vol MH17 ne s’écrase.
Quant à savoir si c’est Kiev, Moscou ou ses milices alliées qui ont abattu MH17, on ne peut qu’attendre qu’une enquête ait lieu, en supposant que les combats dans l’Est de l’Ukraine vont permettre à celle-ci de s’effectuer. Quelle que soient ceux qui ont abattu l’avion de ligne malaisien, s’il a vraiment été abattu, la principale responsabilité de cet acte horrible est à chercher dans la catastrophe déclenchée en Ukraine par Washington et des alliés européens.
Le crash a eu lieu un jour après que Washington et l’Union européenne a imposé de nouvelles sanctions contre la Russie, en plein milieu d’une guerre civile où Washington a appuyé un régime d’extrême-droite, anti-russe, à Kiev, parvenu au pouvoir en février par un putsch à la tête duquel se trouvaient des fascistes. La semaine dernière, on a découvert des fosses communes dans les villes de l’est de l’Ukraine capturées par le régime de Kiev, et l’artillerie ukrainienne a bombardé les villes proches de la frontière russe.
Washington a sans arrêt cherché à intensifier les tensions politiques et militaires dans le but d’encercler la Russie. En rendant la situation de plus en plus violente, il a cherché à contrer les éléments en Allemagne qui, pour des raisons qui leur sont propres, éprouvent de la nervosité à voir la politique allemande subordonnée aux intérêts américains. Les responsables américains, et les médias se sont donc emparés du crash pour exiger une escalade militaire en Ukraine, une capitulation russe aux intérêts américains en Ukraine et un alignement complet des pouvoirs européens sur la politique américaine.
Le New York Times a fait porter toute la responsabilité du crash au président russe Vladimir Poutine, tout en admettant ne pas savoir qui en était responsable. Remarquant que « cela prendra probablement un moment pour trouver qui est vraiment responsable » le journal demanda qu’on mette fin au conflit en Ukraine, et affirme : « Il n’y a qu’un homme qui puisse l’arrêter – le président russe Vladimir Poutine, en disant aux sécessionnistes soutenus par la Russie en Ukraine d’arrêter leur insurrection et en stoppant le flux d’argent et d’armement qui va vers ces groupes. »
Le sénateur républicain Lindsay Graham a qualifié le crash de quelque chose « qui change la donne » ajoutant : « Il faudrait prendre les sanctions que nous avons imposées unilatéralement, les rendre plus dures, et faire en sorte que le monde les soutienne. Commencez à armer l’armée ukrainienne, voilà ce que je ferais. »
Son collègue républicain au Sénat John McCain dit : « Je pense qu’il va y avoir une facture terriblement lourde à payer et ce sera bien ainsi…Si ce sont des séparatistes, qui sont aussi Russes ; Vladimir Poutine devrait payer un prix très élevé. »
Celle qui aspire à être candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, a dit que les pouvoirs européens avaient la responsabilité d’imposer à la Russie les lourdes sanctions économiques que Washington a exigé qu’ils imposent. « Ils doivent dire ‘Poutine a été trop loin et nous n’allons pas rester les bras croisés’. » a-t-elle dit. « On devrait être indigné en Europe ».
Une telle politique de la provocation délibérée et incessante vis-à-vis d’un pouvoir militaire majeur disposant d’armes nucléaires comme la Russie est extrêmement dangereux. Dans l’état d’alerte militaire avancée et l’incertitude provoquée par la guerre civile ukrainienne mise en route par les occidentaux, un avion de ligne a été détruit et près de 300 vies perdues.
Il faut se poser la question : quel sera le prochain « événement inattendu » dans la spirale de l’escalade ukrainienne et déclenchera-t-il un affrontement militaire direct, où l’on se servira d’armes nucléaires, entre les Etats-Unis, l’UE et la Russie?

Source: WSWS

Traduction: Mondialisation

1 commentaire:

  1. La stratégie de l'araignée: on tisse le piège de la toile (plus la victime se débat, plus elle devient prisonière) on étouffe la proie, on instille le poison qui va commencer à décomposer les tissus organiques de l'intérieur et on a plus qu'à savourer le festin.

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