mardi 25 novembre 2014

Ferguson: Michael Brown avait l'air d'un «démon», affirme le policier





Si l'on compare cette version ubuesque des faits avec celles des témoins du meurtre, on constate que les deux versions sont totalement à l'opposé. Les témoins racontent une version ou c'est Michael Brown qui est la victime. D'après le policier, il aurait été agressé par quelqu'un qui "ressemblait à un démon" et il aurait agit en légitime défense: inversion des choses assez typique. Fawkes

Voici d'abord la version des témoins:

"Une version contestée par les témoins

Dorian Johnson, l'ami qui se trouvait alors avec Michael Brown, ainsi que plusieurs témoins, affirment quant à eux que le jeune homme se trouvait à une dizaine de mètres du véhicule et les mains en l'air quand il a été abattu.

Dorian Johnson raconte que lui et son ami marchaient au milieu de la chaussée quand une voiture de police s'est arrêtée pour leur demander d'utiliser le trottoir. Sans s'exécuter, les deux hommes auraient rétorqué qu'ils étaient presque arrivés à destination. L'officier Darren Wilson aurait tenté d'ouvrir sa portière qui se serait refermée après avoir buté contre Michael Brown. Le policier serait sorti du véhicule pour attraper la victime par le cou. « Mike a tenté de se dégager pour ne pas être étranglé », a déclaré Dorian Johnson à la chaîne NBC.

Les deux garçons se seraient mis à courir en voyant l'homme sortir son arme. C'est là que le policier aurait tiré. « En sentant le premier projectile, mon ami s'est retourné et a levé les mains en l'air (...). Le policier a continué à avancer avec son arme et a tiré plusieurs coups de feu supplémentaires », a expliqué Dorian Johnson lors de sa déposition, le 13 août. Michael Brown aurait alors prononcé sa dernière phrase devenue l'un des slogans des manifestations : « Je n'ai pas d'arme, arrêtez de tirer ! »

Piaget Crenshaw et Tiffany Mitchell – deux témoins qui disent avoir remis des images du drame, captées avec leur téléphone, à la police – affirment quant à elles que l'officier Darren Wilson a tenté de faire entrer Michael Brown dans la voiture de patrouille sans y parvenir. Elles ont entendu un premier coup de feu. Le jeune homme, de près de deux mètres pour plus de cent kilos, se serait alors ensuite enfui avant que le policier ne tire à nouveau. L'adolescent se serait retourné, les mains en l'air, mais le policier aurait continué à faire feu jusqu'à ce que Michael Brown s'effondre."

****

Voici maintenant la version du policier:

«Il m'a regardé et j'ai vu une expression d'une intense agressivité». Darren Wilson, le policier blanc qui a abattu cet été Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans non armé, a raconté sa version des faits aux membres du grand jury. Qui ont finalement décidé de ne pas autoriser de poursuites judiciaires à son encontre. Voici ce que Darren Wilson leur a raconté.


La rencontre

Reprenant sa patrouille en voiture après une intervention, Darren Wilson entend sur sa radio qu'un vol est en cours dans une supérette proche avec la courte description d'un «homme noir portant un T-shirt noir». Peu après, il aperçoit deux hommes noirsmarchant au milieu de la chaussée et gênant la circulation.

«J'ai remarqué la taille des individus parce que l'un était vraiment petit et le second était vraiment imposant». Michael Brown faisait 1,93 mètre pour 131 kilos. Le policier de 28 ans leur suggère de marcher sur le trottoir et reçoit quelques insultes de «Big Mike». Ce qui «a concentré mon attention sur Brown», dit-il au grand jury, précisant avoir remarqué que son compagnon portait un T-shirt noir. «Ces deux sont ceux du vol».

«J'essayais de dégager ses bras de mon visage»


Arrêté, il ouvre sa portière mais l'un des deux hommes la «referme sur moi». «Il a son corps sur la portière pour m'empêcher de l'ouvrir» et «ses mains sont dedans, sur moi». «Il est entré dans le véhicule avec ses mains, ses bras et sa tête... m'agressant» de plusieurs coups. «J'essayais de dégager ses bras de mon visage». Lorsque le policier parvient à saisir brièvement le bras de son agresseur, «c'est comme si un enfant de cinq ans s'agrippait à Hulk Hogan».

«J'étais coincé et je ne savais pas ce qu'il allait me faire mais je savais que ça n'allait pas être bon. J'ai pensé qu'avec un de ses coups de poing sur mon visage il pouvait me mettre K.O. ou pire». Il essaie en vain d'attraper sa bombe au poivre, ne dispose pas de taser, sa torche est inaccessible.

L’arme entre en scène

«J'ai sorti mon arme et l'ai pointée vers lui», prévenant que «j'allais tirer s'il ne se mettait pas à terre». «Il a attrapé mon pistolet, l'a retourné et dirigé vers moi». «Sa main était autour de mon doigt de tir, qui était dans la gâchette». «A ce moment, j'étais sûr qu'il allait me tirer dessus», qu'il «allait me tuer», «je ne contrôlais plus le pistolet».

Dans la lutte qui s'ensuit, le policier parvient à rediriger l'arme vers son agresseur et tire mais rien ne se passe. Un coup part à la deuxième tentative, du verre se brise et du sang est projeté. L'homme s'est reculé, avant de revenir à la charge. «Il m'a regardé et j'ai vu une expression d'une intense agressivité. La seule description, c'est qu'il ressemblait à un démon.» Après un autre tir, l'agresseur prend la fuite.

La fusillade fatale
Sorti de son véhicule, le policier poursuit l'homme en lui intimant de s'arrêter et de se mettre au sol. «A un moment, il s'est arrêté, s'est retourné et m'a regardé, a poussé un grognement et avait le visage le plus agressif que j'aie jamais vu sur une personne». «Il a fait un bond (...) et a couru vers moi» en glissant «sa main droite sous son T-shirt et dans sa ceinture de pantalon».

«J'ai de nouveau tiré». Devant le grand jury, il dit avoir raté sa cible mais «je sais que je l'ai atteint au moins une fois parce son corps a tressailli, sursauté». «Mais il vient toujours vers moi, il n'a pas ralenti». Le policier recule et tire de nouveau, fait une pause et recommence. A 2,5 à 3 mètres de lui, Brown «a commencé à se pencher (...) comme s'il allait me plaquer», raconte-il au grand jury. Nouveaux tirs. L'une des balles «l'a atteint à la tête et il est tombé à terre immédiatement».

«Je ne l'ai jamais touché» physiquement

Selon lui la confrontation, survenue au milieu de sa vacation de douze heures, a duré «moins d'une minute». Devant le grand jury, il affirme ne «jamais» avoir vu les jeunes auparavant et ne pas avoir eu l'occasion d'évoquer le vol des cigares avec eux.Il a expliqué qu'à partir du moment où il a été frappé au visage, il a considéré qu'il pouvait utiliser la force létale. C'était la première fois en huit ans de service qu'il utilisait son arme à feu.


Liens connexes

Emeutes à Ferguson : la police cible de 150 coups de feu, des immeubles incendiés
Forte mobilisation à New York

Sources: Le monde / 20minutes

2 commentaires:

  1. Y a-t-il un lien entre ces trois nouvelles ?

    Un homme se faisant appeler Brian appelle le Art Bell Show en direct pour faire de terrifiantes révélations… Des êtres extra-dimensionnels dans la Zone 51
    http://stopmensonges.com/des-etres-extra-dimensionnels-dans-la-zone-51/

    États-Unis : 61 arrestations à Ferguson après les émeutes de la nuit
    http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/emeutes-a-ferguson/direct-ferguson-le-policier-ne-sera-pas-juge-la-colere-gagne-la-rue_753649.html

    L’espoir de la cabale est que Ferguson sera l'étincelle qui enflamme une guerre de race dans tout le pays entre noirs et blancs. Les chefs d'entreprises nouvelles sont au aguets dans le carnaval de lutte dans les sens du plan.
    http://galaxie109.canalblog.com/archives/2014/08/29/30485774.html

    RépondreSupprimer
  2. Ils ont mis en ligne la vidéo d'un autre jeune de 12 qui a été tué par la police parce qu'il avait un pistolet en plastique:

    https://www.youtube.com/watch?v=VAG4vD3RLOE

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