dimanche 16 novembre 2014

Fluoroquinolones: les antibiotiques de tous les dangers


Un scandale sanitaire étouffé par les laboratoires pharmaceutiques


En 1999 déjà, certains médecins faisaient état d'effets secondaires très invalidants comme des tendinites multiples pouvant aller jusqu'à la rupture. Qui pourrait croire que deux cachets d'un antibiotique auraient la capacité de rompre un tendon?

"Il y a un an, la publication médicale "Expansion scientifique" publiait un rapport des professeurs Marcel Francis Kahn et Gilles Hayem du service de rhumatologie de l'hôpital Bichât. Ces scientifiques font état d'un millier de cas de tendinites avec ou sans rupture du tendon d'Achille, qui ont été signalés à la pharmacovigilance. Le rapport souligne que cette complication, qui frappe le plus souvent le tendon d'Achille, est liée clairement à la prise de fluoroquinolones.

La présentation clinique de l'atteinte du pied passe par plusieurs stades. Il y a souvent tout d'abord un oedème congestif ou inflammatoire qui fait suspecter une phlébite. Puis s’installe une tendinite douloureuse avec gonflement uni ou bilatéral du tendon. L’évolution peut en rester là si des précautions sont prises. Sinon le tendon peut se rompre tout en restant douloureux. L'ensemble de l'évolution s'étale sur plusieurs semaines, voire sur plusieurs mois avec une impotence certaine. En dehors du tendon d'Achille, l’épaule et les doigts peuvent être atteints. Dans la recherche des facteurs causals, curieusement, le dosage du médicament incriminé ne semble pas intervenir."



Certains cas ont été observés après des traitements dits "minute", utilisant par exemple deux comprimés pour une cystite. Les symptômes peuvent intervenir très tôt, un jour ou deux après la prise de l'antibiotique. En France, cet effet est longtemps resté ignoré de nombreux praticiens, jusqu'à ce qu'il soit mentionné dans la presse médicale de large diffusion et précisé dans le dictionnaire Vidal."

D'après le président de l'AIVQ, 15 millions de traitements par fluoroquinolones sont prescrits tous les ans. Ce diaporama du service infectieux du CHU Bretonneau de Tours datant de 2002 évoque 7.5 millions de traitements prescrits en milieu hospitalier et autant de prescrits par les médecins généralistes. 

Une étude de l'hôpital Mondor de Créteil indique que "Les tendinopathies, avec ou sans rupture tendineuse, après traitement par fluoroquinolones demeurent rares:15 à 20 accidents pour 100 000 sujets traités. Un tiers de ces cas sont compliqués de rupture. Elles sont assez semblables à celles rencontrées chez l’athlète de haut niveau [9]. Leur fréquence est probablement sous estimée, les déclarations auprès de la pharmacovigilance n'étant pas systématiques.

Cela veut dire qu'au moins 3000 personnes par an sont susceptibles d'être concernées, potentiellement beaucoup plus. Les chiffres recensés sont très variables puisque cette article évoque même 1% de tendinopathies. Cela vous parait peu? C'est pourtant potentiellement 15 000 patients qui auront des tendinites potentiellement sévères chaque années à cause de ces médicaments. Là encore, on peut rajouter les cas non déclarés à la pharmacovigilance, une problématique généralisé dans le milieu médical car personne n'a d'intérêt à rapporter les échecs cuisants de certains médicaments. Les grands perdants sont bien sûr les patients eux même.



"Il existe une latence entre l'introduction de l'antibactérien et l'apparition de la douleur. En moyenne cette latence est de 3 à 5 jours. Mais on a rapporté, aux posologies habituelles, des latences de 12 heures à 2 mois . Il n'y a donc pas de tableau clinique caractéristique, ces complications tendineuses pouvant survenir pendant la période de prescription, comme plusieurs semaines après la prescription initiale (cet article évoque même 150 jours soit 5 mois après le traitement). La rupture est le plus souvent soudaine et intervient pour des efforts minimes."

"Les tendons les plus souvent atteints, sont ceux soumis à des fortes contraintes et les atteintes sont bilatérales dans 66% des cas. Dans 90% des cas, ces lésions tendineuses intéressent le tendon calcanéen, mais on a décrit plus rarement des localisations au quadriceps, au chef long du biceps brachial, à la coiffe des rotateurs, aux épicondyliens, au long extenseur du pouce, aux fléchisseurs des doigts, à l'aponévrose plantaire ou très
rarement au ligament patellaire."

On peut donc se retrouver en quelques jours avec des tendinites multiples et le plus souvent à plusieurs membres. Imaginez des tendinites aux deux tendons d’Achille après seulement 24H de traitement...avec ces médicaments, c'est possible.


"Il semble que les fluoroquinolones inhibent l’ADNgyrase (topo-isomérase 2), bloquent la synthèse de l’ADN et de ce fait la réplication cellulaire [1]. Il est possible que les fluoroquinolones aient le même effet sur les cellules musculosquelettiques et de ce fait inhibent la prolifération cellulaire comme cela a été observé expérimentalement."


Les médecins se permettent de prescrire à des millions de gens des antibiotiques qui s'attaquent à l'ADN, à la réplication cellulaire et peuvent faire basculer une personne en bonne santé vers le handicap pendant des années.  


Ces médicaments semblent être une vraie catastrophe pour de nombreux patients. Destruction musculaire, toxicité articulaire, effets psychiatriques incluant pour certains dépersonnalisation et suicide etc..la liste est longue. Certains effets pouvant être irréversibles sont notifiés dans la notice américaine comme les neuropathies périphériques mais sont absents de la notice française qui minimise les risques. Elle mentionne également une toxicité hématologique, rénale, hépatique et cardiaque. En gros, le corps entier, même le système nerveux centrale peut être touché. Pourtant, au niveau des lanceurs d'alertes français (déjà si rares) c'est le calme plat. Personne ou presque ne s'en offusque. Comme pour le Mediator, les médecins préfèrent laissez faire jusqu'à ce que le scandale arrive (parfois des décennies plus tard, quand tous le monde en a bien profité).

Pourtant ces médicaments de la dernière chance sont prescrits de manière très courante par la plupart des médecins, y compris pour une banale sinusite ou cystite. Ils sont également utilisés généreusement dans l'élevage animal  avec près de 25 tonnes en 1999 rien qu'en France. Les fluoroquinolones, ayant une forte pénétration dans les tissus (ce qui peut être attribuée à la composante fluorée de ces médicaments), les chances pour que l'on en retrouve dans la viande des consommateurs sont assez élevées. La rémanence des fluoroquinolones dans les tissus expliquerait le passage à la chronicité de certaines séquelles. Un seul cachet peut provoquer des remaniements tendineux pendant 6 mois chez le rat. De même, des analyses de l'eau du robinet ont également retrouvé en quantités minimes mais bien réelles ces molécules dans certaines villes.


Depuis la découverte de la norfloxacine en 1977, les laboratoires de tous poils ont développé une longue liste de molécules. En voici une liste pour que vous sachiez les reconnaître (nom commercial / molécule / laboratoire). 

En gros, toutes les molécules qui terminent par floxacine :

- Ciflox / Ciprofloxacine / Bayer
Izilox / moxifloxacine  / Bayer
- Tavanic / Levofloxacine / Sanofi
- Oflocet / Ofloxacine / Sanofi
- Peflacine / Péfloxacine / Sanofi
- Logiflox / Loméfloxacine / Biocodex
- Norfloxacine (vendu en générique)
- Enoxor / Enoxacine / Pierre Fabre

Voici la liste des quinolones de première génération encore disponibles en France:

- Apurone / Fluméquine / Gerda
- Pipram et Pipram Forte / Acide pipémidique / Sanofi
- Negram / Acide nalidixique / Sanofi

Voici maintenant quelques exemples de litiges et procès référencés:


Pfizer et l'affaire du Trovan

Le 7 mai 2006, le Washington Post fait état d'un rapport des autorités nigérianes mettant en cause le leader pharmaceutique mondial Pfizer qui aurait pratiqué un essai illégal de la trovafloxacine (Trovan) en 1996 sur près de 200 enfants et nourrissons à l'occasion d'une épidémie de méningite, provoquant des décès et de lourds handicaps liés en particulier à de l'arthrite 25. Pfizer affirmera avoir obtenu l'accord oral des familles des enfants. Cette affaire, ébruitée dès 2000, aurait inspiré le roman La constance du jardinier à John le Carré.

Pfizer, engagé dans une longue bataille judiciaire sur cette affaire, a finalement le 30 juillet 2009 accepté de verser aux autorités nigérianes la somme de 75 millions de dollars en échange de l’arrêt des poursuites 26.Le médicament concerné, une fluoroquinolone possédant 3 atomes de fluor, a été mis sur le marché en 1998 en Europe avant d'être interdit en raison de graves effets hépatiques 27. Il n’a jamais été autorisé en France.
Le FDA et l’affaire des « encadrés noirs »

La littérature médicale rapporte pour la première fois en 1972 des effets indésirables musculo-squelettiques attribués à l’acide nalidixique, ancêtre des quinolones 28. Onze ans plus tard, des cas de maladies rhumatismales sont signalés suite à l’usage de la norfloxacine, une fluoroquinolone 29. En réponse à une lettre publiée à ce sujet en 1995 dans le New England Journal of Medicine, des officiels du FDA américain (Food and Drug Administration) se déclarent prêts à « mettre à jour la notice de toutes les fluoroquinolones commercialisées, afin d’y inclure un avertissement concernant le risque de rupture tendineuse »30.

En août 1996, constatant que FDA n’a pas tenu son engagement, Public Citizen (une association de défense des consommateurs créée par Ralph Nader) dépose une pétition pour obliger le FDA à agir 31. Deux mois plus tard le FDA, faisant droit à cette pétition, publie une alerte dans son bulletin médical et ordonne que les notices des fluoroquinolones soient modifiées, afin d’inclure une information sur le risque tendineux.

Neuf ans plus tard, en 2005, la Procureure Générale de l’Illinois dépose une seconde pétition auprès du FDA. Elle va plus loin cette fois-ci et demande une mise en garde renforcée concernant le risque de rupture tendineuse, qui se traduise par un avertissement encadré de noir sur la notice des fluoroquinolones (Black Box Warning) ainsi que par l’envoi de lettres d’information aux prescripteurs. Le FDA répond qu’il n’a pas encore pris de décision en ce sens. L’encadré noir représente le plus haut niveau de mise en garde dont le FDA dispose.

En 2006, Public Citizen, soutenu par la Procureure Générale de l’Illinois, vient appuyer la demande d’encadré noir par une troisième pétition 32.

Le FDA n’ayant répondu ni à la seconde ni à la troisième pétition, alors que la loi l’y obligeait, Public Citizen engage un procès en janvier 2008 pour le forcer à réagir 33. Le 7 juillet 2008, la justice donne raison à Public Citizen. Le FDA demande alors aux fabricants de fluoroquinolones systémiques d’apposer un encadré noir sur leurs notices et également d’élaborer un guide thérapeutique destiné à sensibiliser les patients au risque de rupture des tendons 34. Les autorités sanitaires canadiennes ont adopté les mêmes mesures d'avertissement le 10 juillet 2008.

La France n’a pas pour l’instant mis en place un tel niveau d'alerte, les tendinites sont simplement mentionnées dans les sections « mises en garde » des notices. Cela crée une importante incohérence entre les avertissements données aux consommateurs européens et ceux dont bénéficient les consommateurs nord-américains. Les données de pharmacovigilance disponibles indiquent pourtant un risque accru de tendinopathies pour le consommateur français, qui pourrait être lié à l'utilisation plus grande en France de produits glucocorticoïdes amplifiant les effets indésirables tendineux des fluoroquinolones. Cette différence sur les notices des fluoroquinolones a connu un précédent notable et toujours d'actualité: bien que les risques d'atteintes séquellaires du système nerveux périphérique soient obligatoires depuis 2004 dans les notices américaines, ils sont absents des notices françaises.

L’affaire des postiers américains

Un recours collectif (class action) a été déposé contre Bayer AG par des employés du bureau de poste de Brentwood (à Washington), d’autres bureaux de poste, du Capitole et de la société American Media (en Floride). Ces employés, qui ont pris de la ciprofloxacine à titre prophylactique lors des attaques à l’anthrax en 2001, se plaignent d’effets secondaires durablement invalidants tels que des ruptures de tendons, des lésions articulaires, des lésions du système nerveux central et périphérique ainsi que des problèmes cardiaques et gastro-intestinaux 35.

Les plaignants, défendus par le cabinet d’avocats Sheller, Ludwig & Badey, déclarent qu’ils n’ont pas été prévenus des effets indésirables potentiellement graves auxquels ils ont été exposés. Ils n’ont pas non plus été informés de l’existence de médicaments de substitution aussi efficaces et plus sûrs que la ciprofloxacine. Ils réclament par conséquent des dommages et intérêts en compensation du préjudice qu’ils ont subi. Toutefois leur recours échoue en 2004 et ils abandonnent les poursuites.

Un nouveau recours collectif concernant la ciprofloxacine a été déposé en 2008 dans l’État du New Jersey par un second groupe de postiers. Son résultat n’est pas encore connu. La doxycycline (qui n’est pas une fluoroquinolone) a été utilisée en parallèle de la ciprofloxacine lors de la crise de l’anthrax. Elle n’a fait l’objet d’aucun recours collectif.

 Vous voilà donc au courant, évitez ces médicaments à tout prix à part si votre vie en dépend et que vous avez essayé tous les autres antibiotiques qui sont adaptés à votre cas (et il y en a le plus souvent). Vous pourriez troquer une infection bénigne contre un handicap certain et parfois de longue durée.

Le témoignage d'Eric Bourhis, Président de l'AIVQ, Association d'Informations des Victimes des Quinolones, n'est malheureusement pas un cas isolé. Grand sportif puisqu'il a été au côté d'Eric Tabarly pendant 10 ans, il est aujourd'hui reconnu comme handicapé 2ème catégorie depuis plusieurs années alors qu'il n'a pris qu'une seule fois dans sa vie ce médicament.


C'est donc un double combat qu'il mène aujourd'hui, combat contre son handicap et surtout combat contre les laboratoires pharmaceutiques. Il espère que les victime des quinolones soient entendues.


Je vous invite à découvrir son témoignage recueilli par Networkvisio ou il explique entre autre que le président de l'ancienne association des victimes avait été menacé de morts suite aux révélations qu'il faisait sur cette classe de médicaments. Ne nous laissons pas intimider par ces pratiques mafieuses et faisons circuler l'information.




Lien connexe: 


Interview du président de l'AIVQ par Tonic Magazine


Publié par Fawkes News


6 commentaires:

  1. Tant qu'il y aura preneur, rien ne changera. les medecins ne sont que des vendeurs pour la plupart, A savoir que c'est un enorme business, avec coruption, conflit d'intérét et j'en passe , voilà un exemple , avec sanofis, ne plus faire aveuglément confiance a son médecin, qui a pour but de larguer ces poisons, avec "cadeaux" et invitation dans des palaces pour bonne collaboration; Vous , vous ne pourriez pas faire cela, eux le peuvent car l'argent est roi , mais pas votre santé.Lisez le lien pour comprendre comment ca marche, comme pour les reste des multi, toujours les memes profiteurs.

    https://nantes.indymedia.org/articles/18520

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  2. ,+ Ceux qui souffrent de pathologie, bien souvent effet secondaire, des médocs, qui ne sont pas meme certifiés, et expertisés comme il se doit, apprendre comment fonctionne notre corps, nous avons aujourd'hui plein de documents, sur internet, l'ignorance fait le bonheur de ces trafiquants malveillants.....ET CRIMINELLE , bayer trafiquait dans les années les plus sombre de l'histoire ...

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  3. j'ajoute des infos sur la vaccination, A FAIRE TREMBLER DHORREUR
    merci a la personne d'avoir mis en ligne ces infos

    http://euroracket.blogspot.fr/2009/10/vaccins-embryons-avortes-ou-cellules.html

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