dimanche 10 avril 2016

Un ancien président de la chambre des représentants des Etats-Unis accusé de pédophilie



Ancien président de la chambre des représentants des Etats-Unis, le Républicain Dennis Hastert est aujourd'hui accusé d'abus sexuels sur des adolescents.

Pour les Américains, c'est un visage familier. Pendant huit ans, de 1999 à 2007, il a été «speaker of the House of representatives», le président de la Chambre des représentants. Le troisième personnage de l'Etat, derrière le vice-président et, bien sûr, le président. Dennis Hastert, 74 ans, a été un homme politique puissant, un Républicain courtisé par Bill Clinton qui fut ensuite associé aux grandes lois de l'ère George W. Bush. Pourtant, derrière la figure politique -il détient le record de longévité en tant que «speaker»- l'homme cachait de lourds secrets, qu'il a tenté de protéger jusqu'au bout.

Dennis Hastert est en effet accusé d'avoir abusé de cinq garçons qui faisaient partie de l'équipe de lutte alors qu'il était professeur de lutte dans un lycée de l'Illinois, l'Etat où il fut élu pendant plus de 25 ans. Selon le dossier cité par le «Washington Post», Hastert a manipulé ses victimes. «Il les a fait se sentir seuls, honteux, coupables et dénués de dignité», écrivent les procureurs. «Alors que le suspect connaissait le succès, récoltant tous ses bienfaits, ces garçons ont peiné -et peinent toujours- à faire face à ce que le suspect leur a fait subir», précisent-ils encore. Le dossier cite des témoignages de victimes, dont l'une était âgée de 14 ans au moment des faits, qui raconte que Dennis Hastert a pris le prétexte d'un massage pour pratiquer un «acte sexuel», qui n'est pas défini. Une autre victime, âgée de 17 ans à l'époque, évoque des faits similaires et raconte que le prof de lutte s'était installé une fauteuil pour pouvoir observer les douches des garçons dans les vestiaires.

Les faits sont depuis longtemps prescrits, mais Dennis Hastert a été pris la main dans le sac alors qu'il essayait de verser de l'argent à l'une des victimes pour qu'elle se taise. L'homme politique avait en effet pris soin de n'effectuer que des retraits inférieurs à 10 000 dollars pour ne pas être repéré. En tout, 1,7 million de dollars ont ainsi été discrètement transférés, sur une période de quatre ans et demi, grâce à un montage financier illégal.

Hastert a d'abord fait croire qu'il était victime de chantage


Au début de l'affaire, fin 2014, les enquêteurs ont pensé que Dennis Hastert faisait l'objet d'une tentative de chantage. Lorsqu'ils ont souhaité enregistrer les appels du supposé maître chanteur, Dennis Hastert s'est montré évasif. En interrogeant l'homme à l'autre bout du fil, le FBI a compris que l'homme politique avait en fait passé un accord avec sa victime.

Selon ses avocats, Dennis Hastert est pétri de remords et de honte. «Il sait que pour le restant de ses jours, où qu'il aille, l'accueil chaleureux du public qu'il recevait jusqu'à présent sera remplacé par de l'hostilité», écrivent-ils. Ils plaident pour que l'ancien «speaker» ne soit condamné qu'à une peine de sursis. Âgé et malade, il risque jusqu'à cinq ans de prison, même si les procureurs ont réclamé une peine de moins de six mois de prison, assortie d'une évaluation, d'ordinaire destinée à estimer le risque posé par les délinquants sexuels.

En octobre 2006, Dennis Hastert avait été confronté à un autre scandale sexuel. Il avait dû répondre à des accusations alléguant que lui et son équipe avaient tardé à dénoncer les agissements d'un membre de la chambre des représentants, Mark Foley, qui envoyait des messages à caractère sexuel à des adolescents participant à un programme en lien avec le Congrès. Dennis Hastert avait alors nié tout manquement. Le président George W. Bush lui avait même apporté son soutien.

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Source: Paris Match

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