dimanche 5 février 2017

"Ma fille a été violée à la maternelle, mais ni l'école, ni la mairie ne l'ont soutenue"


En septembre 2015, Zoé, 4 ans, est agressée dans la cour de récréation. Trois garçons la maintiennent au sol, un quatrième vient introduire un bâton dans son sexe. Sa mère tente d'obtenir du soutien et souhaite faire reconnaître le statut de victime de sa fille, en vain. Elle raconte.

Tout a commencé le 28 septembre 2015. Zoé, ma petite dernière de 4 ans, est alors nouvellement scolarisée dans la commune où j'ai grandi et où vivent mes parents. Le soir, je vais la chercher chez ses grand-parents -qui l'ont récupérée à la sortie de la maternelle. Ma mère m'informe que la petite n'est "pas dans son assiette".  


Son institutrice, une amie, m'appelle au même moment. Elle souhaite me raconter un événement qui s'est produit pendant la pause déjeuner. Zoé a été retrouvée derrière une cabane dans la cour, tenue au sol par trois garçons, le pantalon et la culotte baissés, alors qu'un quatrième garçon tenait un bâton qu'il venait d'introduire dans son sexe. Je tombe des nues. 

Une agression sexuelle qualifiée de "jeux d'enfants"

Les Atsem ont alerté la maîtresse à son retour, avant la reprise des classes, de ce qu'il s'était passé. En revanche, personne n'a pensé à nous appeler ou à prévenir la grand-mère venue la récupérer, qui a pourtant demandé des explications après avoir constaté une griffure sur le visage de Zoé. Le soir, autour du dîner, chacun prend la parole pour raconter sa journée. Lorsque vient son tour, la petite dit, mot pour mot: "J'ai eu un problème grave aujourd'hui à l'école, quatre garçons de ma classe m'ont attrapée de force, mise par terre, il y en a trois qui m'ont tenue de force, moi je voulais pas et je criais, et il y en a un qui m'a baissé le pantalon et la culotte et m'a mis un bâton dans la minette, ça m'a fait mal et j'étais en colère." 

Avec mon conjoint, nous décidons de nous rendre à l'école pour avoir des explications dès le lendemain matin. Nous sommes reçus par l'institutrice, une Atsem et la secrétaire de mairie aux affaires scolaires. Elles nous refont le film et expliquent que les garçons ont été punis. A côté de nous, un père dispute son fils, l'un des garçons concernés. Mais nous ne pouvons pas en rester là. 

Pour comprendre comment un enfant de 4 ans a pu avoir une telle idée et aussi pour montrer à Zoé que cette affaire est grave et que sa parole est importante, nous décidons d'aller porter plainte. Sur le chemin, nous croisons la maire de la ville, que je connais personnellement. Elle nous dit être au courant de l'histoire et nous demande de rester discrets "pour le bien de notre fille". Pour elle, ce sont "des jeux d'enfants" et il est préférable que les gens ne soient pas au courant. Nous sommes furieux. 

Pas d'accès à l'école pour les parents

A la gendarmerie, nous faisons notre déposition. Le motif indiqué: viol sur mineure en réunion. Zoé doit être auscultée, mais l'hôpital du coin n'est pas en capacité d'établir une constatation formelle. Nous sommes donc redirigés vers un médecin légiste qui constate des lésions vaginales. Zoé est entendue par les autorités et vue par un psychiatre. Les garçons sont entendus à leur tour avec leurs parents. Tous les enfants donne la même version. 

Plus tard, nous prenons rendez-vous avec la mairie pour parler du retour à l'école de Zoé. Si elle ne souhaite pas revoir ses agresseurs, c'est elle qui doit changer d'école, pas eux. Nous acceptons avec tristesse, mais avons besoin d'un certificat de radiation délivré par la direction. Le moment de rencontrer la directrice serait-il enfin arrivé?  

Dès son arrivée, mon conjoint se voit refuser l'entrée de l'établissement. Le certificat lui est amené directement au portail. Nous comprenons que la directrice, comme la municipalité, fuit ses responsabilités. Malgré le soutien psychologique promis par l'Académie, nous ne serons jamais recontactés et devrons amener Zoé chez un psychologue à nos frais. 

Une affaire classée "sans suite", pas pour Zoé

L'année se passe, une autre recommence. Zoé est scolarisée dans une nouvelle école quand, en octobre 2016, la gendarmerie nous convoque. Ils nous annoncent que l'affaire a été classée sans suite, comme ils s'y attendaient. Dans la case où doit apparaître le motif, il n'y a rien d'écrit. Nous sommes résignés: notre fille ne sera pas officiellement reconnue comme victime. 

La nouvelle est d'autant plus difficile à avaler que le 18 janvier, j'apprends mon signalement auprès de la gendarmerie pour propos outranciers de la part de la directrice de l'ancienne école de Zoé. Elle m'accuse de l'avoir diffamée au cours d'une conversation publique, sur Facebook, que j'ai eue avec ma cousine -également signalée- à propos de la sécurité de nos enfants dans les écoles de notre commune.  

Quelques jours plus tôt, ses fils s'étaient retrouvés seuls au bord de la route, cartable sur le dos, au lieu d'être à la cantine, entourés d'adultes responsables. Comme toute mère l'aurait été, ma cousine était révoltée. La conversation est arrivée aux oreilles de la directrice -captures d'écran à l'appui- qui s'en est donc servie contre nous. 

Aujourd'hui, nous devons donc nous justifier, malgré l'absence totale de soutien de la part de la municipalité ou de l'école, de notre mécontentement. Zoé, de son côté, va bien, mais elle n'a pas classé l'affaire, elle. Elle a intégré que tout cela est une mauvaise expérience et en reparle régulièrement, y compris dans des contextes inappropriés - preuve d'un traumatisme. 

Source: L'Express

16 commentaires:

  1. Il ne faut pas laisser passer des faits aussi graves et surtout prendre un avocat soit pour saisir un juge d'instruction pour ouvrir une instruction criminelle,soit pour délivrer une citation directe en matière criminelle pour viol aggravé, l'établissement scolaire étant civilement responsable.Le gamin qui a commis les faits a très certainement de gros troubles psychiatriques et a certainement assisté ou subi lui-même chez lui à des scènes sordides. Avec le certificat médical attestant des lésions vaginales et les témoignages, jamais le parquet n'aurait dû classer une affaire d'une telle gravité. C'est une honte pour la justice et il faut donner suite. Quant à la petite victime, il faut la faire suivre par un pédopsychiatre car c'est un traumatisme et au contraire ne pas étouffer l'affaire. Surtout que les parents révèlent publiquement le nom de l'établissement scolaire...

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    1. Ces gamins sont ou seront peut-être récidivistes.

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  2. plus de précisions sur wanted pedo http://wanted-pedo.com/bis/sarrians-temoignage-viols-entre-enfants-de-4-ans-pas-denquete/

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  3. Un bon retour aux anciennes méthodes:
    quand j'étais gamin, il m'était arrivé quelque-chose à l'école (mais pas au niveau d'un viol), je pense que c'était une commotion à la piscine. Lorsque ma mère l'a su, le lendemain, elle est venue à l'école, elle a chopé la tête de la directrice et sa gueule à "lécher" le mur sur toute une longueur, aux yeux de tous les enfants et des autres professeurs. J'aime autant vous dire qu'après ça, on se souciait de mon état de santé ;)

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    1. Tout à fait d'accord.
      Et on devrait faire la même chose avec notre gouvernement...

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    2. Je dirai même plus , on devrait faire la même chose avec notre gouvernement..
      Mais c'est pas en restant derrière son clavier à dénoncer les déviances de ce monde qu'on y arriveras .. Ils n'en ont rien à foutre . Voté pour le candidat adéquate peu leur mettre bien profond .
      EmpêcheurquivasvoterASSELINEAU

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    3. Asselineau = - de 2% = vote perdu.
      Autant parier sur un cheval mort.

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    4. C'est quoi ta source , sondage ou ta boule de cristal ..
      "Autant parier sur un cheval mort."
      Dans ce cas arrête de geindre sur les travers de la société et continu a patauger des la semoule mon coco

      EmpêcheurquivasvoterASSELINEAU

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    5. Je suis d'accord sur le fait qu'Asselineau est un choix intéressant mais d'un autre côté, Laurent a aussi raison. Les gens votent toujours pour les même partis et surtout des têtes connus.

      Asselineau n'a que très peu accès aux médias et n'a malheureusement aucune chance de gagner, ni même de passer au deuxième tour. Libre à chacun de voter quand même pour lui par soutien idéologique mais je doute fortement qu'il arrive un jour au pouvoir.

      Du coup, tous les insatisfaits du système vont probablement se rabattre vers Le Pen, même ceux qui ne sont pas frontiste à mon avis.

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    6. Bonjour Guy..
      Je ne partage pas entièrement ton avis .. Ce qui prime chez les "complotistes" c'est le défaitisme ambiant ..
      Nous avons là un Nigel Farage à la Française Qui je vous l'accorde ne passe pas sur les grands merdias de masse ... Quoique il commence à pointer le bout de sont nez depuis peu

      https://www.youtube.com/watch?v=fuqLHbNT8Jk
      1,5 million de vues
      https://www.facebook.com/1622026158127891/videos/1637597533237420/

      Ce sont les petites sources qui font les fleuves

      .. l'UPR commence à se faire connaitre auprès des Français par la motivation de ceux qui en on marre de cette soupe indigeste médiatico-politico-europé-haine ..

      Ce qui est certain je lui accorde le 1er tour des présidentiels si il n'y est pas je t'assure je vote Marine pour m'éclater au second tour par défaut ...Le train est en marche soit vous le prenez soit vous restez sur le quai , quitte à se qu'il n'arrive pas à destination .. L'essentiel c'est de ne pas le rater ..

      Déjà le fais qu'il se présente pourras élever les débats .. Rien que pour cela c'est déjà gagné .. Les Français sont de moins en moins con qu'il y a 10ans ..

      "je doute fortement qu'il arrive un jour au pouvoir. "

      Les temps change Guy .. Personne ici comme c’était aussi le cas des jounalopes voyais Trump au pouvoir..

      Asselineau est le seul politique français qui le donnais gagnant ..
      https://www.youtube.com/watch?v=EPvImIIWBfc

      EmpêcheurquivasvoterASSELINEAU

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    7. https://www.upr.fr/emissions-radio-tv

      Plus de 50 adhérant par jour depuis peu
      Je précise que je ne suis pas adhérant . Mais je suis actif sur le net ..
      EmpêcheurquivasvoterASSELINEAU

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  4. inadmissible! mais ou va t on ? ces gamins là ne font pas ces choses par hasard, l'entourage en est fortement responsable, et tous ceux qui taisent cette histoire. Honte à la justice française et au personnel de cette école..et à ceux qui prônent
    ces genres de choses pour les petits élèves, gouvernement pourri!

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  5. Encore une preuve du système pro viol pro pedo, les juges sont la plupart francs-maçons donc pour eux c'est normal. Tout est fait pour describiliser la victime et rendre les parents auteurs, c'est toujours le même shema, et l'état ne fera rien car ils espèrent que ces 4 bourreaux deviennent méchants plus tard car entre voyous ça se protège. C'est toujours pareil pour les affaires de pédophilie, victime rejeté faisant passer pour menteuse, parent sauveur qui n'a plus la garde, garde remise au bourreau qui lui sera rejoint par un politicien qui profitera de ce traumatisme avec d'autres experts. Le monde est ainsi inversé pour le bonheur du mal.
    Le rakshasa

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  6. Franchement ce genre de news tout droit sortie des journaux mainstream me fais bien rigoler, il n'y a que des traîtres et des collabos partout et c'est pire dans le monde soi-disant complotiste.

    Alors quelle genre d'aide peut espère cette famille dans un monde pareil ?

    D'ailleurs si ils montrent ce genre de fait à 66 millions de français c'est bien parce-qu'ils savent qu'il n'y a rien craindre, c'est même une invitation aux personnes qui veulent marcher avec le système je pense, cela veux dire aussi intégrez le réseaux maçonnique et régalez vous avec nous c'est gratuit!

    Des mecs qui se font passé pour des bon alors que c'est des crapules fini et qui bouffent les culs des Francs-Macs 24 sur 24 ça court non plus les loges, mais plutôt les rues maintenant ...

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  7. Les parents qui éduquent leurs enfants pour qu'ils violent les petites blanches dès 4 ans...

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  8. nos biens pensants arrivent aux résultats qu'ils recherchent,le gouverne-ment, avec le mode de pensée inculqué aux jeunes, cela devait arriver,c'est un cas parmis tant d'autres,sans vouloir faire de la discrimination,avec l'arrivée de millions d'immigrants n'ayant pas la meme culture,la meme religion,la meme mentalitée,la compréhension de vie du mode occidentale vous pensez que cela va etre un cas de temps a autre,détrompez-vous ce n'est que le début de ce qui s'en viens,continuons a dormir pendant ce temps leurs plans dans le monde,n'oubliez pas PIZZAGATE.

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