samedi 8 juillet 2017

Rebondissement dans l'affaire des poseurs de bombe au Luxembourg: le réseau stay-behind à l'origine des attentats?


Rebondissement dans l'affaire dite du Bommeleeër au Luxembourg suite à une une confession faite par un ancien membre du Service de renseignement de l'Etat, André Kemmer.

(gs/str/Ch.L) - Le Service de renseignement de l'Etat luxembourgeois (SREL), sous le coup d'une enquête parlementaire en ce moment, aurait informé le gouvernement il y a sept ans de sa thèse concernant l'implication du réseau stay-behind dans les attentats perpétrés par le fameux Bommeleeër (poseur de bombes) dans les années 80 au Luxembourg.

Pour rappel, les cellules stay-behind avaient été mises sur pied pendant la Guerre froide. Il s'agissait de réseaux clandestins coordonnés par l'OTAN, qui visaient à combattre une éventuelle occupation par le bloc de l'Est.
L'antenne la plus connue était Gladio, la cellule italienne.

Le gouvernement savait

Cette confession a été faite par un ancien membre du SREL, André Kemmer, lors de son audition par la commission d'enquête parlementaire mardi.
D'après les informations du Luxemburger Wort, une réunion aurait vraiment eu lieu en janvier 2006 entre l'ancien chef du SREL Marco Mille, l'agent André Kemmer, l'agent Frank Schneider, également un ancien membre du SREL, le Premier ministre Jean-Claude Juncker et Luc Frieden, ministre des Finances.
Les ministres auraient été mis au courant des suspicions du SREL à ce moment-là. Une thèse mise sur pied, toujours d'après le Wort, par les agents André Kemmer et Frank Schneider, sur base de documents confidentiels.
Dans ces documents se trouvaient des informations sur le fonctionnement de l'antenne luxembourgeoise de stay-behind et sa structure ainsi que des exemples de scénarios pour s'exercer en cas d'intervention.
Selon la source du Wort, une relation directe entre les attentats et le réseau stay-behind, n'existerait pas.

La thèse du SREL confirmé par Gérard Reuter

Gérard Reuter, ancien président de la Cour des comptes de Luxembourg, a confirmé à RTL jeudi la thèse du SREL par rapport l'implication du réseau stay-behind.
Il a même ajouté que la série d'attentats avait été commanditée par la CIA et a confirmé la présence de Licio Gelli, membre du réseau Gladio, au début des années 80 au Luxembourg.
Sur ce, Me Vogel, avocat de la défense dans le cadre du procès Bommeleeër, a demandé à ce que les témoins Juncker, Frieden, Mille, Schneider et Kemmer soient entendus le plus vite possible.
Mais la Cour veut d'abord clôturé la piste "Ben Geiben" avant d'entamer ses recherches sur les pistes Gladio et stay-behind. Le procès reprendra lundi.
Les partis d'opposition Déi Gréng et DP ont, quant à eux, demandé aux ministres Juncker et Frieden de se justifier par rapport à ces accusations.
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1 commentaire:

  1. 2013:

    "L'Inamovible Premier ministre du Luxembourg depuis 18 ans, Jean-Claude Juncker a présenté sa démission au Grand duc à l’issue de 7 heures de débats à la Chambre des députés. Des élections législatives anticipées devraient être convoquées.

    M. Juncker, démocrate-chrétien, a été lâché par ses alliés socialistes.

    La Chambre examinait, le 10 juillet 2013, le rôle du Premier ministre dans la gestion des services secrets, suite à la publication, le 5 juillet, du rapport de la Commission d’enquête sur le SREL.

    Les parlementaires ont fait mine de croire que le Gladio avait effectivement été dissous en 1990 et que les agissements ultérieurs du SERL étaient une dérive explicable par un manque de supervision du Premier ministre. Le Premier ministre, quant à lui, ne pouvant reconnaître la perpétuation du système secret de l’Alliance atlantique, a été contraint de plaider avoir minimisé le sujet du fait de ses responsabilités au sein de l’Eurogroupe. Une version démentie par le fait que le M. Juncker avait infiltré son chauffeur au sein du SREL pour qu’il l’informe précisément de son action."

    http://www.voltairenet.org/article179406.html

    2016:

    "Le SREL détient un enregistrement datant du début des années 2000 dans lequel M. Juncker discute avec le grand-duc Henri de l’implication de son frère, le prince Jean, dans les attentats."

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/WATKINS/54705

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