vendredi 22 décembre 2017

« Ça coûte rien, c’est l’État qui paie » : comment l’État vous fait les poches !


La taxe toilettes quand vous tirez la chasse d’eau, la taxe abris de jardin, la taxe écolo-bobo, la taxe sur les logements vacants, la taxe soda... Il existe 360 taxes, contributions et impôts différents. Plus personne ne sait ce qu’il paye et encore moins où va l’argent. Après avoir lu "Ça coûte rien, c'est l'État qui paie" de Bertrand Allamel et François Lepère, vous ne regarderez plus du tout votre feuille d'impôts de la même façon...
 François Lepère, pourquoi ce livre ?
Un soir de novembre 2014, je regardais le journal de TF1. Gilles Bouleau interrogeait François Hollande sur la prise en charge des emplois d’avenir par les collectivités locales. À la remarque du journaliste « Ça coûte très cher », l’ex-chef de l’État répliqua que « Non, c’est l’Etat qui paye ». Là, je me suis dit que c’était pitoyable de lâcheté. Il n’y a rien de  gratuit dans la vie, c’est nous, les contribuables, qui payons la douloureuse.
Suite à cette sortie de François Hollande, j’ai appelé mon futur co-auteur, Bertrand Allamel, et je lui ai dit : « On va faire un livre sur les taxes ». En France, on compte 360 taxes, contributions et impôts, et chaque trimestre, il en est décidé une nouvelle ! Si on avait fait le tour de toutes les taxes, le livre pèserait trois kilos…
→ Dans cet ouvrage, vous expliquez aux contribuables à quelle sauce ils sont mangés.

L’impôt idéal doit être sur l’assiette la plus large possible et au taux le plus faible. On est bien loin du compte…
L’impôt doit financer les investissements publics, il n’a pas à être le correcteur des inégalités sociales. Ça, c’est la conception socialiste : prendre dans la poche des uns pour mettre dans la poche des autres.
L’impôt ne doit pas être non plus la machine à recaser les copains, comme on a pu le voir avec des syndicalistes comme Thierry Lepaon, l’ex-patron de la CGT, placé à la « délégation interministérielle à la langue française pour la cohésion sociale ». Ou encore Serge Le Duigou, ex-CGT lui aussi, qui fut bombardé conservateur des hypothèques, un poste en or de la fonction publique à 9 000 euros par mois. Des exemples comme ceux-là, il y en a des milliers…
→ Vous avez les syndicats dans le collimateur ?
Les caisses de Sécurité sociale, de l’assurance chômage et de retraite sont gérées de façon paritaire et notamment par les syndicats qui n’ont donc pas intérêt à une baisse des dépenses publiques. Le syndicalisme de l’Entre-deux-guerres avait son sens, parce que l’on ne peut pas faire travailler les gens comme des esclaves. Mais les syndicats de 2017 sont là surtout pour se remplir les poches. Et ceux qui sont très haut placés dans le syndicalisme ont bien compris qu’ils pouvaient très bien en vivre. Ils ne sont plus crédibles car ils défendent des castes. Le patronat est responsable aussi, puisqu’il se partage le gâteau avec les syndicats de salariés.
→ Quelle est pour vous la taxe la plus injuste parmi les 360 que vous dénombrez?
C’est la contribution au service Public de l’Electricité (CSPE). Cette taxe représente 16% de la facture d’électricité, soit environ 100 euros par an, en moyenne, par ménage. Elle a augmenté de 650 % depuis 2002. Et ce n’est pas fini…
Cette contribution pourrait porter le nom de « taxe éolienne », puisqu’elle sert à financer en grande partie les énergies renouvelables. La CSPE permet en fait de subventionner les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. EDF a, en effet, l’obligation d’acheter ce courant de mauvaise qualité à tous les producteurs. Problème : EDF achète à 10 mais revend à l’abonné 7. Or, 10 – 7 = 3. EDF perd donc de l’argent à chaque kWh acheté. Ces surcoûts engendrés par cette obligation d’achat représentent 71 % de la CSPE ! On comprendra donc qu’EDF, ne voulant pas être le dindon de la farce, récupère d’un côté sur nos factures ce qu’elle a perdu de l’autre…
Et pour moi, les éoliennes sont une énorme escroquerie. Il est impossible que l’énergie intermittente issue du vent vienne concurrencer le nucléaire. À moins d’en mettre de Cerbère à Menton et d’Hendaye à Bray-Dunes, tous les 50 mètres…
→ L’administration fiscale met le « consentement à l’impôt » à toutes les sauces. Cette formule ne tient-elle pas du simulacre bureaucratique?
On souhaite que les gens prennent conscience qu’un bon impôt est un impôt juste. Il l’est, s’il est accepté par les Français.
Mais le gros hic est que l’impôt vous n’avez pas le droit de le refuser. Si vous refusez de payer les contributions, l’État vient saisir votre maison, votre voiture, vos chemises. Il y aurait un consentement à l’impôt, s’il y avait une possibilité de non-consentement. Si l’État décide d’un impôt, vous n’avez qu’un droit, celui de vous taire.
→ Le problème, c’est l’État ?
Ça va de mal en pis depuis le premier choc pétrolier quand l’État a estimé que son champ d’action devait s’élargir. L’État a décidé de tenir la main des gens du  berceau à la tombe ; il veut tout faire à la place de l’individu : il veut loger les gens, les envoyer en vacances, les chauffer, s’occuper de leur santé…. Et ça le rend inefficace. L’État doit se concentrer sur ses fonctions régaliennes : défense, justice, police, diplomatie. Il ne doit pas faire le reste à la place des Français. Mais il ne faut pas rêver, dès qu’il y a un problème, les gens disent : « Mais que fait l’État ? ». Moi, je leur réponds : « L’État, c’est toi ».
Les 3,5 millions de chômeurs, c’est uniquement de la faute de l’État. Celui-ci doit assurer un périmètre économique favorable et il ne le fait pas. L’État ne joue pas le rôle de facilitateur de l’initiative privée, c’est bien dommage. Si l’État laissait plus de libertés aux Français, il n’y aurait plus de chômage de masse.
Propos recueillis par Jean-Baptiste Leon
« Ça coûte rien, c’est l’État qui paie » de Bertrand Allamel et François Lepère. Éditions Le Mammouth, 210 pages – 17 euros (port offert).
Source: Contribuables

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