dimanche 27 janvier 2019

Stay Behind (Gladio): un ancien enquêteur placé sous mandat d’arrêt, soupçonné d’avoir manipulé l’enquête sur les Tueurs du Brabant


 Philippe V., ancien inspecteur de la cellule Delta, dans le cadre de l'affaire des tueurs du Brabant, a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction à Charleroi, a fait savoir jeudi le parquet fédéral.


Philippe V, 62 ans, qui est à présent pensionné, avait été privé de liberté mardi. Il a été entendu jeudi par la juge d'instruction de Charleroi Martine Michel, qui a décidé de le placer sous mandat d'arrêt.

Philippe V. a été inculpé pour avoir, en tant que membre des services de police, sciemment et volontairement, retenu des informations présentant un intérêt pour l'exécution de l'action publique et pour participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des délits, précise le parquet fédéral, qui ne souhaite pas divulguer d'autres informations à ce sujet. 

Selon plusieurs médias, l'arrestation est à mettre dans le contexte de la découverte d'armes ayant servi aux tueries le 6 novembre 1986 à Ronquières (Hainaut). Dans les années 80, Philippe V. était membre de la cellule d'enquête Delta, sous la direction du juge d'instruction de Termonde Freddy Troch.

Armes jetées récemment


Ce jour-là, des sacs ont été découverts dans le canal Bruxelles-Charleroi à Ronquières avec des preuves reliant les armes découvertes aux tueries du Brabant. Un gilet pare-balles, une arme à feu volée à un policier et des munitions ont ainsi été extraites des eaux. Les recherches avaient été effectuées par la cellule Delta. Précédemment, d'autres enquêteurs avaient déjà procédé sans succès à des fouilles similaires au même endroit. 

L'examen des preuves, demandé en 2009 par le juge d'instruction, a montré que les objets trouvés, encore en bon état, venaient d'être jetés à l'eau peu de temps avant leur découverte. Les enquêteurs ont d'abord suggéré que les pièces retrouvées par la cellule Delta "n'étaient pas dans l'eau depuis plus d'un mois avant leur découverte", suivant ainsi le rapport d'expert de l'INCC (Institut National de Criminalistique et de Criminologie). L'année dernière, le procureur fédéral a précisé que les sacs étaient "dans l'eau moins de 24 ou 48 heures" avant leur découverte. La deuxième commission d'enquête à propos des tueries du Brabant avait déjà établi que la manière dont la deuxième plongée à Ronquières s'était déroulée n'était pas claire. 

Informateur mystère


V. a toujours affirmé que cette fouille avait été réalisée dans le cadre d'un travail policier classique. En 1997, il avait ainsi déclaré devant le Parlement avoir examiné un certain nombre de déclarations évoquant l'amateurisme de la première fouille. "Un indic aurait alors précisé à V. où il avait jeté les armes", a écrit De Standaard mercredi. Si cet informateur existe réellement, la cellule d'enquête souhaite l'identifier et rapidement l'interroger, ajoute le quotidien flamand. V. a à nouveau été interrogé en 2013 sur les manipulations possibles de l'enquête. 

Selon l'avocat de Philippe V., l'informateur en question n'existe pas. "Son arrestation ne signifie pas qu'il a effectivement manipulé l'enquête", estime jeudi Me Walter Damen. "Nous sommes occupés à examiner un certain nombre de choses, et je m'attends à ce que l'on obtienne vite des résultats. J'espère que ce mandat d'arrêt pourra être rapidement levé. Les 48 heures (de garde à vue) étaient juste trop courtes pour pouvoir tout vérifier."

Le suspect comparaîtra probablement mardi devant la chambre du conseil, qui décidera de l'éventuelle prolongation de son mandat d'arrêt.

Après deux commissions d'enquête et trois décennies de recherches, les auteurs de cette vague de braquages et d'assassinats commis entre 1982 et 1985, qui ont fait 28 morts, dont des enfants, n'ont toujours pas été identifiés. L'intention des tueurs du Brabant n'a jamais été déterminée non plus.


Liens connexes:



Source: 7sur7




"Les Tueries du Brabant de 1982 à 1985 désignent une série de crimes et plus spécialement de braquages sanglants qui eurent lieu entre autres en Belgique. L'enquête finit par remonter à une stratégie de la tension organisée par les armées secrètes de l'OTAN avec la complicité de certaines autorités du gouvernement belge. En Belgique, il existait une branche militaire (SDRA 8) et une autre civile (STC/MOB) du Stay Behind, toutes deux inféodées à l'OTAN. 

Une fois encore, ces deux armées secrètes ont entretenu des liens ambigus avec des groupes d’extrême droite belges, notamment le Westland New Post, un groupe néo-nazi aux aspirations terroristes dirigé par Paul Latinus, proche des services secrets. Il s'est avéré que le WNP était impliqué dans la première vague de Tueries du Brabant.

Le journaliste Guy Bouten qui a repris l'enquête confirme cette piste de commanditaires provenant de l'Etat et de criminels qui sont payés pour exécuter des contrats, sans avoir connaissance des commanditaires. Un ancien agent ayant fait parti d'une structure parallèle non officielle du Stay Behind révèle d'ailleurs qu'il était en charge des "sales besognes" des services de renseignement. 

Ce doublement de l'armée secrète se retrouvait aussi dans la branche militaire du Stay Behind belge pour les même raisons: faire le sale boulot. Cela consistait notamment à effectuer des attaques terroristes avec l'aide des américains via cette sorte de Stay Behind bis. Ces opérations terroristes de déstabilisation avaient pour but de renforcer les services d'ordre du pays car les américains considéraient la Belgique comme le ventre mou de l'Europe. Ces attentats exécutés par la branche bis ont eu l'effet escompté."

Petit rappel: quand du réseau Stay Behind en France?

Nous seulement il y avait aussi une armée secrète mais elle n'a jamais été dissoute jusqu'à preuve du contraire:

"En France, alors que le président François Mitterrand avait affirmé que tout cela appartenait au passé, on a appris par la suite que ces structures secrètes étaient toujours en place quand Giulio Andreotti a laissé entendre que le président français mentait : « Vous dites que les armées secrètes n’existent plus ; or, lors de la réunion secrète de l’automne 1990, vous aussi les Français étiez présents ; ne dites pas que cela n’existe plus ». Mitterrand fut assez fâché avec Andreotti car, après cette révélation, il dut rectifier sa déclaration.

Plus tard l’ancien chef des services secrets français, l’amiral Pierre Lacoste, a confirmé que ces armées secrètes existaient aussi en France, et que la France avait eu elle aussi des implications dans des attentats terroristes.

Il est donc difficile de dire si tout cela est révolu. Et, même si les structures Gladio ont été dissoutes, on peut très bien en avoir créé de nouvelles tout en continuant de se servir de cette technique de la stratégie de la tension et des False flags."

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