vendredi 2 août 2019

Steve : une salve de témoignages accablants démontrent que l'IGPN a menti (MAJ: version des secouristes)



Des personnes tombées à l’eau, aveuglées par le gaz lacrymogène, « ont vu un homme couler à pic » au cours de l Fête de la musique, affirme Me Marianne Rostan, avocate de 89 fêtards du quai Wilson, ce jeudi 1er août.


C’est un témoignage accablant qui est entré dans le dossier d’enquête relatif à la disparition de Steve Maia Caniço – jeune homme de 24 ans disparu au cours de la nuit de la Fête de la musique à Nantes, et retrouvé lundi 29 juillet dans la Loire – selon MeMarianne Rostan.

L’avocate des 89 personnes ayant participé à la soirée techno, orchestrée quai Wilson le 21 juin, rapporte que deux de ses clients ont chuté dans la Loire, tandis qu’ils étaient « asphyxiés et aveuglés par les gaz lacrymogènes ». Il était alors un peu plus de 4 h 30 du matin, moment où il y a eu « un vrai mouvement de foule ».

« On est quatre personnes à avoir été secourues, alors qu’on était 5 dans l’eau »

L’un d’eux livre un récit terrifiant : « Il s’est luxé l’épaule et n’était pas en mesure de se mettre à l’abri, énonce-t-elle. Il a été tiré par le col par une autre personne tombée dans le fleuve, à qui il doit sans doute la vie sauve. Au moment de sa chute dans l’eau, il est catégorique : ils étaient 5 à se débattre dans l’eau. Il est sûr qu’un homme a été emporté par les flots et a coulé à pic. Il ne peut pas dire s’il s’agit de Steve, il ne le connaissait pas et ne peut donc pas le reconnaître physiquement. Et tout s’est passé très vite. Mais voilà ce qu’il me dit : « On est quatre personnes à avoir été secourues, alors qu’on était 5 dans l’eau ». Il y en a un qui manquait à l’appel. Alors oui, au vu des événements, il a acquis la conviction intime qu’il s’agissait de Steve. »

Une enquête administrative « complètement biaisée »

Les deux rescapés, que représente Me Rostan, estiment être restés « une vingtaine de minutes » dans l’eau, accrochés à une corde. « Durant ce moment, les grenades lacrymogènes ont continué à pleuvoir, empêchant toute opération de secours dans un contexte calme. »
Sans surprise, l’avocate annonce qu’elle porte également plainte pour non-assistance à personne en danger pour ces deux hommes. Et dénonce le caractère « complètement biaisé » de l’enquête administrative de l’Inspection générale de la police nationale. « En l’état des investigations, il est inentendable que l’IGPN puisse affirmer qu’on ne peut pas établir de lien entre l’opération de police et les personnes tombées dans la Loire. Les personnes que je représente ont chuté à cause du gaz lacrymogène. Il est également inentendable d’affirmer qu’aucun mouvement de foule n’a été constaté, et qu’aucun témoin n’a observé de personne en panique ou en train de courir. Si on va par là, autant affirmer qu’il n’y a pas eu de Fête de la musique à Nantes. »

« Drame terrible »

L’avocate se dit « révoltée » et tonne : « Il y a eu un drame terrible avec la mort de Steve. Mais d’autres personnes auraient pu également y laisser leur vie. La seule option qui s’imposait au commandant de l’opération était de tout stopper au plus vite, de faire venir tous les moyens de secours possibles pour porter assistance aux gens tombés dans l’eau. Au lieu de cela, les grenades lacrymogènes ont été tirées jusqu’à 4 h 50. »
Source: Presse Océan

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MAJ: la version des secouristes accable la police

Mobilisés quai Wilson, à Nantes, la nuit de la Fête de la musique, des agents de la Protection civile livrent leurs vérités sur l’intervention de la police, qu’ils jugent « totalement disproportionnée ».

Témoins clés de la nuit de la Fête de la musique, ils ont transmis leurs témoignages à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ainsi qu’il leur a été demandé. Mais ces secouristes de la Protection civile ont le sentiment que leurs observations critiques ont été passées sous silence. Et ce, soulignent-ils, alors que leur « discernement » était « total. O n n’a évidemment rien bu et pas pris de stupéfiants. » D’où le sentiment de colère qui jaillit et « le besoin de parler ». « Cette nuit-là, il s’est produit une injustice, il y a un truc qui s’est passé qui n’est pas normal », décoche, posément, ce secouriste dont l’équipe de quatre personnes a été « déclenchée à 4 h 13 pour intervenir auprès d’une personne ayant fait un malaise à moins de 100 mètres du bunker » du quai Wilson, ce site où un mixeur a remis le son qui a déclenché l’opération de police.

« On était dans la norme festive  »

Pas question de laisser dire qu’il n’y a pas eu de mouvement de foule, ainsi que l’énonce pourtant la police des polices dans son enquête administrative, avant de conclure à l’absence de lien entre l’opération de police diligentée quai Wilson, la nuit du 21 juin, et la disparition de Steve Maia Caniço, jeune homme retrouvé dans la Loire après plus de 5 semaines de recherches le 30 juillet. « Je ne sais pas quelle est la définition du mouvement de foule de l’IGPN mais j’aimerais comprendre, fustige le secouriste. Si c’est un grand nombre de personnes qui fuient rapidement un nuage de gaz lacrymogène, alors oui, il y en a eu un. »

Lui assure qu’à 4 h 13, à son arrivée au chevet de la victime, la situation était « très calme. Il y avait des gens alcoolisés et sans doute certains avaient-ils pris des substances mais rien d’effarant par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir dans les festivals. Disons que l’on était dans la norme festive. Le son n’était pas à un niveau incroyable car entre secouristes, on se parlait sans crier. On n’a pas vu de policiers à ce moment. Et puis il y a eu les premières odeurs de lacrymo qui ont picoté le nez. On a fait le bilan de la victime à 4 h 25. Soudain, une deuxième salve a été tirée. Le nuage était très très impressionnant. Et on a perdu en visibilité. Comme lorsque cela pète sur les grosses manifs dans le centre-ville de Nantes. »

« Opération inappropriée, intervention disproportionnée »

Un collègue évoque « un mouvement de panique impressionnant » et assure : « On entendait des explosions. Des gens criaient et couraient désorientés. Des voix ont dit qu’il y avait des gens à l’eau. Certains d’entre nous se sont approchés du quai et ont aperçu des gens dériver. » L’un des secouristes raconte : « J’ai vu passer deux formes flotter. On a appelé les secours immédiatement. J’ai tenté de les suivre mais le courant était tel qu’ils sont sortis du faisceau de ma torche. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus. »

« Voir des corps livrés à eux-mêmes, exposés à un danger de mort et ne pouvoir qu’appeler les secours adaptés, c’est terrible, confie un collègue. Ça ne me quitte pas. » « Je suis le dernier à cracher sur les policiers, ils font un job qui n’est pas facile, reprend un équipier. Mais selon moi, l’opération n’était pas appropriée. L’intervention me paraît totalement disproportionnée. Un tel déploiement de grenades juste pour de la musique, dans un secteur sans habitation, me paraît incroyable. D’autant que les autres années, les sound system continuaient après 5 heures du matin. »

« J’ai cru que la voiture explosait »

Ces secouristes disent n’avoir vu les policiers qu’en évacuant leur blessé dans leur ambulance, garée en face de la rue de Guyane. « Ce qui ressemble à une grenade de désencerclement a explosé sous la voiture, rapportent-ils. Je m’en souviendrai toute ma vie, j’ai cru que la voiture explosait. »


Contactée, la direction centrale de la police nationale se borne à cette réponse, via son service de communication : « Tous les rapports transmis par la Protection civile figurent dans l’enquête administrative et le Premier ministre en a pris acte. Si ces personnes veulent apporter un complément, elles pourront le faire dans le cadre de l’enquête judiciaire. »

Source: Presse Océan


9 commentaires:

  1. Il compare la mort de Steve à un chien écrasé

    https://www.facebook.com/videosoktv/videos/642287596261826/

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    1. lamentable : cet individu "grande gueule" est un éleveur et fromager ; j'espère que RMC qui n'a pas à diffuser de pareilles horreurs se passera de ses services; ce sont des propos monstrueux; il a plus de gueule que de cœur et de part d'humanité. Qu'il retourne à ses vaches.

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  2. Qui était Steve?

    https://www.facebook.com/videosoktv/videos/494717394434692/

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  3. Les 2 juges d'instruction ont saisi la cour de cassation, demandant à être dessaisis et que le dossier soit dépaysé car trop sensible. C'est du grand n'importe quoi, comme si les juges devaient craindre les FDO! qu'ils changent de métier. Il est aussi indiqué que la décision ne pourra intervenir que vers la mi-septembre alors que les investigations devraient être lancées de suite et à chaud; toute perte de temps rend l'enquête plus difficile et fait craindre une disparition des preuves.

    https://www.liberation.fr/france/2019/08/02/mort-de-steve-canico-les-deux-juges-d-instruction-nantais-demandent-a-etre-dessaisis_1743342

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  4. Oui, tout arrêter pour "porter assistance aux gens" tombés à l'eau. voilà ce qu'il aurait fallu faire.

    Mais "porter assistance aux gens" est le contraire de l'esprit ultralibéral macronien.

    Rappelons qu'aux USA, la non-assistance à personne en danger n'existe pas, c'est l'esprit libéral du chacun-pour-soi.

    C'est ce regard qu'ont les macroniens sur notre Constitution, qui elle, est sociale. Mais voilà, les macroniens ont permis aux riches de prendre pratiquement tout, et il ne reste plus rien, notamment pour les Urgences. C'est à une philosophie que nous faisons donc face, à une vision du monde élaborée et construite, qui est une erreur et une véritable horreur.

    Peu, parmi les membres de LREM savent d'ailleurs ce qu'ils font, car les clefs sont dans les vises personnelles du président et auprès de ses relations.

    Castaner, notamment, a un QI qui lui interdit de comprendre quoi que ce soit à ce qui se passe, et il agit comme un fou, en décorant ceux qu'il ne faut surtout pas décorer, comme Caligula voulait nommer son cheval consul.
    Mais lentement, la vérité se dévoile. Et l'abjection macronienne se révèle pour ce qu'elle est. Nous ne sommes peut-être plus très loin de la fin de ce mouvement appelé "En marche" et dont le vrai nom est "En chute", qui se révèle aussi bien dans l'incendie de Notre-Dame que dans le destin de notre infortuné compatriote.
    S'il est tombé dans la Loire, c'est bien de la faute à Castaner, qui a habitué la Police à ne plus être elle-même. Moi qui ai pendant trente ans cotisé à l'Orphelinat mutualiste de la Police nationale (OMPN) pour aider les enfants de tous ces policiers et policières décédés en faisant leur devoir, c'est-à-dire en veillant sur nous, je ne la reconnais plus. Castaner et Macron, les destructeurs de toute socialité, sont passés par là. En quelques mois ils ont réussi à détruire la confiance d'un peuple dans ses forces de protection.

    C'est un crime inexpiable contre la démocratie.

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  5. RMC : Radio Macron Certifiée...

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    1. C'est juste une image d'illustration. L'info/l'article n'a rien à voir avec RMC.

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    2. Désolé, erreur de destination de ma part, je voulais répondre au commentaire du 2/08 de 15h21 qui lui, fait allusion à RMC.

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  6. C'est un peu l'histoire qui se répète.
    En 1793-96, les forces de l'ordre républicaines n'ont pas hésites à noyer des milliers de femmes, enfants et vieillards vendéens dans la loire.

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